Niché sur la côte atlantique de l’Afrique de l’ouest, la Guinée-Bissau est un pays tropical aux milles attractions. D’ailleurs, ce sont surtout ses parcs nationaux et sa faune exceptionnelle qui font sa renommée. Beaucoup de touristes issus des quatre coins du globe se rendent sur place pour découvrir sa réserve biosphère protégée ou encore ses bâtiments coloniaux portugais. La cuisine locale constitue également un grand attrait touristique pour les visiteurs de cette belle région. 

Visite à Caravela , l’île sauvage de Guinée-Bissau

Caravela est une île sauvage qui se trouve dans l’Archipel des Bijagos. Avec les îles de Bubaque et de Bolama, Caravela reste l’une des îles les plus peuplées et les plus attrayantes des environs. Très sauvage, l’île regorge d’animaux. J’ai surtout constaté la supériorité numérique des singes qui se déplacent  par dizaines dans la forêt de Celia où j’ai fait de longues ballades. Sur place, on remarque aussi qu’il y a beaucoup de pêcheurs. L’explication est très simple, les eaux de la région sont riches en poissons.

Après la visite du village de pêcheurs, je me suis encore rendu dans les forêts de Gnotey et Anaguna où j’ai pu admirer toute une panoplie d’arbres. La visite de la région m’a de ce fait permis de concilier aventure, découverte et rencontres locales. Et en parlant de rencontre locale, c’est au village des pêcheurs que j’ai dégusté ma première cuisine locale. Très hospitaliers, ils m’ont invité, après quelques échanges, à partager le déjeuner avec eux. 

J’ai ainsi goûté au plat national, le riz avec du mafé (une sauce d’arachide) et bien sûr du poisson frais grillé. Et je peux vous dire que le repas était vraiment délicieux, malgré sa grande simplicité. 

Cap à Orango

Orango est un archipel qui comprend cinq îles qui forment un Parc National. J’ai arpenté ces îles à bord d’un bâteau. Sur les rives du parc-lagune d’Anor, j’ai pu observer de nombreux hippopotames, des lamentins mais aussi des crocodiles. Mais ce n’était pas la seule découverte que je m’apprêtais à vivre sur l’île. En effet, comme il n’y a avait pas d’hôtel sur l’ensemble de l’île d’Orango, j’ai dû, accompagné de mon guide, négocier avec le chef d’un des villages riverains de lever un campement à l’intérieur des terres. Il a accepté de plein gré mais m’a promptement averti de faire très attention aux serpents qui étaient dangereux dans la région. 

Sur place, j’ai dégusté à leurs repas, composé initialement de riz blanc, de fruits de mer frais, de piment et de lait de coco. Ils appellent ce plat la moqueca de peive. C’était vraiment très délicieux. Et ce, malgré la simplicité de la préparation et de la présentation du plat. 

Passage à Bafatà

Bafatà est une ville nichée à l’intérieur des terres de Guinée-Bissau. Elle attire de nombreux visiteurs de par son environnement environnant avec des villages perdus dans la brousse, ces rivières, ces bolongs que j’ai pu arpenter en pirogue mais aussi ses cascades secrètes. On peut tout de même dire que la deuxième ville du pays renferme ses propres trésors. 

Lors de mon passage, j’ai pu déguster à leurs fameux porcs salés, le porco salgado qui est un ingrédient initial dans la préparation de la poportada, un mélange de porc séché et de farine de riz. Un met très appétissant servi dans les plus grands restaurants de la ville. Et pour bien accompagner le tout, un bon vin rouge. Un pur régal. 

Virée à Cacheu 

Cacheu se trouve sur la côte de la Guinée –Bissau, située sur le long de la rive du Rio Cacheu, à quelques kilomètres de la frontière sénégalaise. Sur place, j’ai pu me balader en pirogue dans le parc national de la mangrove du Rio Cacheu. C’est comme cela que j’ai pu découvrir les îles et les plages désertes, la vie des habitants des villages riverains, le mode de vie des pêcheurs ou encore la cueillette des huitres sur les racines de palétuviers. Dans la ville, la culture semble déjà être mixée avec celle des sénégalais. Je n’étais même pas étonné d’avoir entendu des gens qui parlaient français ou qui s’habillent un peu différemment.  

A Guinée-Bissau, j’ai fait de nombreuses découvertes uniques et exceptionnelles les unes que les autres. J’ai beaucoup apprécié mon séjour au sein des villages de pêcheurs où j’ai pu communiquer aisément avec tous les habitants. Mais cela n’aurait jamais été possible si je parlais pas aussi bien le portugais. En effet, après mes cours intensifs de  portugais, j’avais regagné une certaine confiance à parler cette langue qui m’a fasciné depuis longtemps. Avec un accent acceptable comme le mien, les locaux se sont tout de suite exprimés sana gêne et certains m’ont même raconté leurs histoires. Bon nombre d’entre eux entretiennent encore aujourd’hui des relations amicales avec moi et nous nous échangeons encore souvent au téléphone ou par mail.

Maîtriser la langue lusophone: le portugais à moindre prix

Trucs et astuces pour apprendre le portugais

Quelle est la différence entre le portugais au Brésil et au Portugal ?

Comments are closed.

Post Navigation