Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une île paradisiaque où nous, les pirates, aimions passer du temps pour nous ravitailler lors de nos voyages des Indes vers l’Afrique. Il s’agit de l’ île Sainte Marie, une île aux large de la côte Est de Madagascar. Cette île était le sanctuaire de célèbres pirates dans le temps. Ses eaux tropicales sont aussi un lieu de prédilection pour les baleines à bosses.

Sainte Marie, une île malgache

L’île Sainte Marie se trouve aux larges de la côte Est de Madagascar. Pour votre gouverne, Madagascar est une ancienne colonie française située dans l’Afrique de l’Est. C’est la 4ème plus grande île du monde. Elle est plus grande que la France métropolitaine et la Belgique réunies. Les habitants de Madagascar sont des malgaches et la langue officielle y est le malgache. Le français est utilisé dans l’administration et pour l’enseignement. Le film de Dreamworks du même nom l’a fait connaitre dans le monde entier. Bien que sa biodiversité soit très riche, Madagascar n’est pas qu’une jungle sauvage, c’est aussi 25 millions d’habitants répartis dans les grandes villes et les villages plus petits. On y trouve des immeubles et des routes. Vous pourrez vous y rendre par avion. 

L’île Sainte marie, le sanctuaire des pirates

L’île Sainte Marie est un petit coin de paradis idéalement situé sur le chemin des Indes. Entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, les vaisseaux pirates avaient l’habitude d’y faire escale pour se réapprovisionner en eau douce et en nourriture. Ils s’y sont tellement plu que certains y ont fait souches. Nombreux sont ceux qui y sont enterrés. L’île au forbans est devenu un repère des pirates dont les noms ne sont pas inconnus dans le cercle comme John Avery et l’illustre William Kidd. Aujourd’hui, les épaves d’authentiques navires de pirates gisent dans le fond des eaux peu profondes de la plage de la ville principale de l’île Sainte Marie.

Vous ne les manquerez pas à seulement quelques mètres de plongée. Il existe un témoin clé de cette époque tumultueuse : un cimetière des pirates avec de véritables têtes de morts sur les pierres tombales. Des inscriptions taillées sur le corail. J’y suis allé en hommage à mes frères. Pour y accéder, j’ai pris une pirogue depuis la partie Est de l’île à travers la mangrove. Puis, j’ai effectué une montée par un chemin de terre. Et là, stupéfaction, des dizaines de tombeaux au milieu des ravenala et boom, une vue imprenable qui surplombe toute l’île. Une pure merveille, une beauté à couper le souffle.

Les baleines à bosse de l’île Sainte Marie

Il n’y a pas que les pirates qui ont profité de l’hospitalité de cette île. Les baleines à bosse y ont également élu domicile depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours. En effet, la baleine à bosse, de son nom scientifique le mégaptère novaeangeliae qui vit normalement dans les mers froides, vient s’accoupler et mettre bas dans les mers tropicales de l’île Sainte Marie. Ces eaux sont particulièrement propices à la reproduction de ces géants de la mer.

Ainsi, pour le plus grand bonheur des touristes, leur passage de juillet à octobre offre un spectacle extraordinaire et hors du commun. Pour ma part, j’ai particulièrement été impressionné par la parade amoureuse du mâle qui tente de séduire la femelle. Ces acrobaties servent aussi pour communiquer, pour intimider les rivaux et à marquer les territoires. Les baleines à bosses n’ont pas de cordes vocales et pourtant, ils peuvent produire des sons mélodieux très saisissants. Il y a une très grande chance de croiser une famille de baleines dans cette zone car ces mammifères marins remontent à la surface toutes les 20 minutes pour respirer. Elles produisent ainsi une espèce de jet d’eau qui facilite le repérage.

L’anecdote

Madagascar est l’un des pays les plus pauvres au monde avec un très faible taux de scolarisation. Malgré cela, les enfants y sont particulièrement joviaux et sympathiques. La simplicité et la sincérité de leurs sourires marqueront toujours mon esprit. Je me souviens de ce petit garçon qui nous suivait depuis un bon moment avec un groupe d’amis. Il s’est approché de moi et m’a salué avec un très grand sourire.

Il m’a dit : bonjour, comment t’appelles-tu ? Alors je lui ai répondu : Bonjour petit saint Marien, je m’appelle Jack Parrot, et toi ? Il m’a regardé avec ses grands yeux, a répondu rapidement :  Patrick ! Et s’est enfouit dans un éclat de rire avec ses copains. L’alphabet malgache comporte 21 lettres, comme en français sans le c, le q, le u, le w et le x. Mais à Sainte Marie, ils sont spéciaux, ils ont gardé la lettre c. Une manière pour eux de garder un certain rapprochement avec la France avec laquelle ils se sont identifiés. 

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